http://yogajoseph.fr/Site_Yoga/Accueil.html

                  

Une philosophie du Bien-être

 
 
 

Retour

Liste.html
Articles recommandes
  Le Veda  est composé de quatre védas : Rig-Veda, Yajur-Veda blanc et noir, Sama-Veda et Atharva-Veda. Chacun de ces quatre védas sont à leur tour subdivisés en quatre parties : Samhit, Brahmana, Aranyaka et Upanishad. A titre de comparaison le Veda correspond à la Bible et le sanskrit au latin. Ces notions qui semblent éloignées voire  archaïques restent néanmoins indispensables à la compréhension des différentes strates qui ont composées lentement la philosophie indienne.


Les quatre Veda
Rig-Veda
Le Rig-Veda (ऋग्वेदः en sanskrit) est le plus ancien des textes hindous appelés Vedas. 
Le Rig-Veda est dédié principalement au dieu Agni, le feu et prêtre sacré. Ses hymnes aux divinités des libations et des éléments sont issus des rishis. Ces hymnes sont des formules que récite l'officiant, chargé de verser au feu les offrandes au cours du sacrifice védique.

Yajur-Veda
Le Yajur-Veda  est composé de yajus « sacrifice » et de veda « savoir » et est un des quatre textes hindous composant le Veda.
 Ce manuel contient les instructions nécessaires à la célébration des sacrifices. Il est utilisé par l'officiant dont le rôle est de manipuler des objets sacrés et de prononcer des dédicaces en prose au cours du sacrifice védique.

Sama-Veda
Le Sāmaveda (सामन् en sanskrit), ou Veda des mélodies, recueil de chants, l'un des 4 Vedas composant le  Veda. 
    La lente évolution du sacrifice védique yajña et sa progressive complication invitent les brahmanes chargés de son exécution à spécialiser leurs rôles respectifs de récitant hotṛ, de chanteur udgātṛ et d'officiant adhvaryu. À chaque fonction correspond une collection samhitā de textes spécifiques. La Sāmaveda-samhitā est un recueil de louanges chantées destinées au brahmane-chanteur udgātar.
    Un sāman est une « manière de chanter » les versets védiques, le Sāmaveda est donc, au sens littéral, le « Véda des modes de la cantillation ». Selon Jan Gonda, le mot sāman signifierait à l'origine « pacification » 1. Pour Louis Renou ce mot sanskrit, de genre neutre, signifie aussi « douceur, aménité, accueil et paroles bienveillantes »2.
    L'importance de la sonorité dans une tradition orale se doit d'être soulignée, surtout dans la culture védique qui conçoit le Véda comme produit de l'écoute Śruti, par les sages anciens rishis, du son original émis par la régularité (rita) des mouvements cosmiques. La tradition védique est jusqu'à ce jour orale et transmet de Maître à disciple une parole Rigveda, modulée par un chant Sāmaveda, dotée d'une force incantatoire Yajurveda3.


Notes :

Jan Gonda, Le religioni dell'India : Veda e antico induismo, page 43.
Stchoupak & Nitti & Renou, Dictionnaire sanskrit-français, page 832.
Richard Waterstone, L'Inde éternelle, pages 16 & 17.


Arthava-Veda
L'Atharvaveda, le quatrième Veda comprend 731 hymnes, il se compose d'incantations, de chants, de charmes magiques et de prières.




Les quatre composants d'un veda
Le Veda est composé de quatre veda (Rig-Veda, Yajur-Veda blanc et noir, Sama-Veda et Atharva-Veda) et de leurs rattachements. 
Les rattachements de chaque veda sont appelés : Saṃhitā, Brāhmaṇa, Āraṇyaka et Upaniṣad. 
Les Saṃhitā sont les sections chargées de la plus grande efficacité spirituelle. Dans les Samhitas sont recueillis les poèmes car la poésie agit comme un charme en elle-même. Chaque poème est dédié, soit à un deva (Indra, Agni, Varuna...), soit aux devas jumeaux que sont les Asvins, parfois à plusieurs divinités (on y rencontre des hymnes « à tous les dieux »). Il existe également un petit nombre de ballades et quelques poèmes spéculatifs (cosmogonies, louange de la Parole divine, de la Concorde entre les hommes).
Les Brāhmaṇa sont des explications rituelles du Brahman fondamental, contenant des commentaires de prose sur les rituels. Ils ont été composés, entre les Xe et VIIe siècle av. J.‑C Ils tirent leur nom de l'interprétation qu'ils font du Brahman, entendu ici comme énergie contenue dans les mantras.
Les Āraṇyaka sont des textes brahmaniques «à lire en secret dans la solitude de la forêt», contenant les explications ésotériques et mystiques des mantras.
La partie upanishadique composée des upaniṣad majeures constitue la conclusion des Veda, le « Vedānta au sens ancien du terme ». Upaniṣad (devanāgarī: उपनिषद्), du sanskrit upa, déplacement physique, ni, mouvement vers le bas et shad, s'asseoir, signifie « s'asseoir au pied du maître pour écouter son enseignement ». Ils forment un ensemble de textes philosophiques qui constitue la base théorique de la religion hindoue. Ils consistent en des spéculations philosophiques qui éclairent le texte auquel elles se réfèrent au sein du même Veda.

D'un point de vue historique, le passage du védisme au brahmanisme commence avec la rédaction des Brahmanas, spéculations rituelles en prose. Et la transition du brahmanisme à l'hindouisme s'accompagne de la rédaction des Aranyakas puis des Upanishads.

Le tableau 7 ci-dessous montre schématiquement la place des Upanihads majeures dans le Veda.



Notes :

Ce tableau est inspiré de l'ouvrage Upanishads de F. Max-Muller et Suren Navlakha. Éd. Wordsworth Éditions, 2000, page IX.





../Lexik_court/Brahman_C.htmlshapeimage_4_link_0
VEDA

Une question ?
Un commentaire...mailto:yogajoseph@hotmail.fr?subject=objet%20du%20courriermailto:yogajoseph@hotmail.fr?subject=objet%20du%20courriermailto:yogajoseph@hotmail.fr?subject=Une%20question%20?%20Un%20commentaire%20sur%20...shapeimage_6_link_0shapeimage_6_link_1

Une question ?
Un commentaire...mailto:yogajoseph@hotmail.fr?subject=objet%20du%20courriermailto:yogajoseph@hotmail.fr?subject=objet%20du%20courriermailto:yogajoseph@hotmail.fr?subject=Une%20question%20?%20Un%20commentaire%20sur%20...shapeimage_7_link_0shapeimage_7_link_1