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Une philosophie du Bien-être

 
 
 

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Origines
Le bouddhisme est né en Inde à peu près à la même époque que le Jaïnisme avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'Hindouisme (en particulier la caste des brahmanes) tel que ce dernier était pratiqué à l'époque (VIe siècle av. J.-C.). Le bouddhisme a repris et aménagé beaucoup de concepts philosophiques de l'environnement religieux de l'époque (tels que dharma et karma, par exemple).


Bouddha historique
Le bouddhisme est issu des enseignements de Siddhartha Gautama, considéré comme le Bouddha historique, né en 624 av. J.-C. et mort en 544 av. J.-C. Né à Kapilavastu (Népal) de la reine Māyā, morte sept jours après sa naissance, et du roi Shuddhodana, il avait pour nom Gautama. Il appartenait au clan Shakya de la caste des nobles-guerriers, d’où son surnom de Shākyamuni, « le sage des Śākya ». https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flickr_-_don_macauley_-_Buddha_statue_2.jpg?uselang=frhttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flickr_-_don_macauley_-_Buddha_statue_2.jpg?uselang=frshapeimage_3_link_0

La roue du Dharma
Par PHG,  
CC-BY Wikimedia Commonshttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:MonWheel.jpg
Éveil ou bodhi

Le bouddhisme est une voie individuelle dont le but est l'éveil par l'extinction du désir égotique et de l'illusion causes de la souffrance de l'homme. L'éveil est une base à l'action altruiste.

Définition de l'éveil dans le theravâda
Pour les theravādins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre nobles vérités  ; il s'agit de se réveiller des renaissances successives samsara. L'homme éveillé atteint l'extinction de l'emprise de la pensée nirvana et échappe complètement à la souffrance lors de sa mort (appelée parinirvâna, dissolution complète des cinq agrégats). Le cycle des renaissances et des morts est donc brisé.

Définition de l'éveil dans le mahayana
Pour les adeptes du Mahāyāna, l'éveil est en rapport avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha (la nature essentielle de tout être humain).
Le mahāyāna laisse aux bodhisattvas (ceux qui sont éveillés) la possibilité de se maintenir dans le monde sans toutefois produire de karma, par compassion pour les êtres vivants, qu'ils vont alors guider à leur tour vers l'éveil.

Bouddha au temple Htu Kan Thein,
Birmanie. Par Jm. Hullot,  
CC-BY Wikimedia Commonshttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:HtuKanTheinBuddhas.jpg?uselang=fr
Doctrine
Dharma
La définition du terme peut changer en fonction du contexte et peut signifier « ce qui est établi », « la loi naturelle », « la loi juridique », « le devoir », « l'enseignement » voire « l'essence de toute chose ».

Trois joyaux
Dans le bouddhisme, « prendre refuge dans les trois joyaux » que sont le Bouddha, le Dharma (l'ensemble des enseignements) et la Sangha (l'ensemble des pratiquants), est une cérémonie par laquelle on devient bouddhiste.

Quatre nobles vérités
Les quatre nobles vérités indiquent ce qu'il est essentiel de savoir pour un bouddhiste. Elles énoncent le problème de l'existence, son diagnostic et le traitement jugé adéquat :
La vérité de la souffrance car toute vie implique de l'insatisfaction ;
la vérité de l'origine de la souffrance qui naît du désir et de l'attachement ;
la vérité de la cessation de la souffrance car elle est possible ;
la vérité du chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le Noble Chemin Octuple.



Représentation symbolique des trois joyaux
Par Frater5, 
  CC-BY, via  Wikimedia Commonshttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:Threejewels.svghttp://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AThreejewels.svgshapeimage_8_link_0
Cinq préceptes
Les cinq préceptes, communs à tous les bouddhistes (laïcs et moines) de toutes les traditions, sont :
S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni prendre la vie (ahiṃsā, « non-violence »),
S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
Garder la maîtrise des sens,
S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
S'efforcer de s'abstenir d'alcool et de tous les intoxicants.

La présence impersonnelle du Bouddha
par Smuconlaw,  
CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Smuconlawhttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:Footprints_of_the_Buddha_(2nd_century,_Yale_University_Art_Gallery).jpg?uselang=frshapeimage_10_link_0
Enfant à Kathmandou.
Par Luca Galuzzi, 
 CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lucaghttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:Boy_in_Kathmandu_Nepal_Luca_Galuzzi_2006.jpgshapeimage_11_link_0
Le moulin à prières est utilisé aux Tibet.
Par Luca Galuzzi, 
 CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lucaghttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:IMG_0996_Lhasa_Barkhor.jpgshapeimage_12_link_0
Jokhang Temple, Lhasa, Tibet.
Par Luca Galuzzi, 
 CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lucaghttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:IMG_1026_Lhasa_Jokhang.jpgshapeimage_13_link_0

सख्य sakhya : l'amitié, l'intimité.
Par Luca Galuzzi, 
 CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lucaghttp://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AIMG_1972_Sakya.jpgshapeimage_14_link_0
Trois poisons
Le bouddhisme considère qu'il existe trois poisons pour l'esprit :
    Avidité,
    Colère ou Aversion,
    Ignorance ou Indifférence, certaines écoles en ajoutent deux : la jalousie et l'orgueil.
    Selon le Bouddha, les causes de la souffrance humaine peuvent être trouvées dans l'incapacité à voir correctement la réalité. Cette ignorance et les illusions qu'elle entraîne conduisent à l'avidité, au désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine pour des personnes ou des choses. Sa philosophie affirme que la souffrance naît du désir ou de l'envie.
Masque Tosakan : l’avidité.

Par Saerin, GFDL  CC-BY, via  Wikimedia Commonshttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:Khon_Mask_Tosakan.JPG
Renaissances
    À cause des trois poisons et de l'interdépendance, les hommes sont assujettis au cycle des renaissances samsara. Le monde dans lequel ils renaîtront après leur mort dépendra de leurs actions passées karma. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance. 

    Dans la philosophie bouddhiste, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît. Cette notion diffère du principe de la réincarnation hindouiste où l'âme immortelle entre et sort d’un corps pour entrer de nouveau dans un autre.
    Selon la croyance bouddhiste, ce qui subsisterait après la mort ne serait pas une « âme », mais une énergie psychique qui réapparaîtrait ensuite sous une autre forme lors de la renaissance.

    Le Bouddha propose de se réveiller, d'éviter la confusion et l'illusion pour être "illuminé par" ou, plus simplement, être en contact avec la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique cesseraient. Il définit le « but ultime » de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvana. Dans le yoga, la délivrance fait l'objet du quatrième chapitre des Yoga Sutra et se nomme kaivalyapada qui vient de कैवल्य kaivalya [vr. kevala-ya] n. fait de s'isoler, détachement de tous les liens.../Lexik_court/Samsara_C.html../Lexik_court/Karma_C.htmlshapeimage_17_link_0shapeimage_17_link_1
Trois caractéristiques de l'existence
L'impersonnalité : il n'y a rien dans le monde qui ait une existence indépendante et réelle en soi, donc aucune âme atman, aucun soi, mais une simple agrégation de phénomènes conditionnés.
L’impermanence : tout phénomène est apparu, puis tôt ou tard disparaitra. Il n'y a rien d'absolument immuable, ce qui sur une courte échelle de temps paraît permanent ne l'est plus sur une échelle plus importante.
L'insatisfaction ou souffrance : aucun phénomène ne peut satisfaire de manière ultime et définitive.
Douze liens interdépendants
Les douze liens interdépendants décomposent le cycle des renaissances selon des liens conditionnés dépendant l'un de l'autre.
L’ignorance avidya de la loi de cause à effet et de la vacuité produit le karma.
Le destin karma est la somme des actions conditionnées samskaras du corps, de la parole, et de l'esprit, qui produisent la pensée.
La pensée vijnana produit le nom et la forme.
Le nom et la forme numarupa produisent les six sens.
Les six sens sadayatana : toucher, odorat, vue, ouïe, goût, mental permettent l'apparition du contact.
Le contact : Des six sortes de contacts (tactile, odorant, visuel, auditif, gustatif, mental) découlent les 6 sensations.
La sensation vedana agréable produit l'attachement (désir ou soif).
La soif tṛishna d'obtenir des sensations agréables produit la saisie, l'attachement.
La saisie upadana est une appropriation des objets désirables qui produit le devenir.
Le devenir bhava : L'appropriation par la saisie produit la force du devenir, qui conduit à la prochaine réincarnation ou prochaine naissance.
La naissance jati est la condition qui produit la vieillesse et la mort.
La vieillesse et la mort jaramarana sans pratique de libération n'éliminent pas l'ignorance.../Lexik_court/Karma_C.htmlshapeimage_19_link_0
Noble Chemin Octuple
Les huit membres du noble sentier octuple sont :
La compréhension juste,
La pensée juste,
La parole juste,
L'action juste,
Le mode de vie juste,
L'effort juste,
L'attention juste,
La concentration juste.
Au lieu de "juste", on lit parfois "complet" ou "total".

La roue du Dharma.
par Chris Falter,  
CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Chris_Falter&action=edit&redlink=1https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dharmachakra.jpghttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:Khon_Mask_Tosakan.JPGshapeimage_21_link_0

http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ALa_pagode_du_bois_de_Vincennes_2012.jpg

Le monastère de Samye, Tibet.
Par Luca Galuzzi, 
 CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lucaghttp://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AIMG_0870_Samye_Tibet.jpgshapeimage_23_link_0

Encens en Thaïlande.
Par Jm. Hullot,  CC-BY, via  Wikimedia Commonshttp://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AThaiincensesunset.jpg
En France
Depuis les années 1970, comme dans d'autres pays, le bouddhisme s'est développé en France. Plusieurs maîtres de diverses traditions y ont fondé des centres : Ryotan Tokuda, Taisen Deshimaru ou encore Thich Nhat Hanh pour le Zen et Kalou Rinpoché, Guendune Rinpoché, Dilgo Khyentse Rinpoché, Vén. Tharchin Rinpoché pour le bouddhisme tibétain.

Selon l'Union bouddhiste de France, il y avait en 1986 environ 800 000 bouddhistes en France dont les 3/4 seraient d'origine asiatique. Une enquête plus récente, publiée par TNS-Sofrès, en avril 2007, avance un chiffre de 500 000 adeptes du bouddhisme (âgés de plus de 15 ans), représentant 1 % de la population française de cette tranche d'âge. http://www.bouddhisme-france.org/shapeimage_25_link_0
Bouddhisme vajrayana
Le vajrayāna est une forme de bouddhisme, nommée aussi bouddhisme tantrique, dont la compréhension nécessite la maîtrise du mahāyāna et du hīnayāna. Il contient des éléments qui l'apparentent à l'hindouisme et particulièrement au shivaïsme cachemirien. Au Tibet, le vajrayāna et le bön, religion locale, se sont influencés réciproquement.
Son nom sanskrit signifie « véhicule », yāna, de vajra, c'est-à-dire de « diamant » (indestructible et brillant comme l'ultime réalité), et de « foudre » (destructrice de l’ignorance et rapidité fulgurante).


Bouddhisme tibétain
On désigne par bouddhisme tibétain le bouddhisme qui s'est développé au Tibet. Il y a quatre écoles principales : Nyingmapa, Kagyüpa, Sakyapa, Gelugpa. Cette dernière étant la plus connue du fait que le dalaï-lama en est un membre éminent.
  1. Voici les enseignements qui distinguent le mahāyāna :

  2. La doctrine de la vacuité.

  3. La quête de l'Éveil (non plus seulement du nirvāna) dans la motivation altruiste et universaliste.

  4. La reconnaissance et l'actualisation de la nature-de-bouddha présente en chacun.

Différentes écoles

Bouddhisme theravada
Le bouddhisme theravāda (en pāli « doctrine des Anciens ») est la forme de bouddhisme dominante en Asie du Sud et du Sud-Est (Sri Lanka, Thaïlande, Cambodge, Birmanie, Laos, parties du Viêt Nam). Son implantation en Occident est plus récente que celle des courants zen ou vajrayāna. Il se veut l’héritier de la doctrine originelle du Bouddha. La « doctrine des Anciens » s'appuie sur un canon rédigé en pāli nommé Triple corbeille ou Tipitaka, comprenant de nombreux textes basés sur les paroles du Bouddha, recueillies par ses contemporains mais retranscrites bien plus tard.
Bouddhisme Hinayana
Hīnayāna, terme sanskrit signifiant « petit véhicule », est couramment employé pour désigner les écoles anciennes du bouddhisme. Le bouddhisme theravāda, souvent confondu avec le terme hīnayāna, ne correspond qu'à l'une de ces écoles anciennes.
Le terme désignait à l’origine (Ier-IIe siècles) une perspective individuelle (par opposition à universelle) de la libération, et non un courant défini.
Bouddhisme mahayana
Mahāyāna est un terme sanskrit (महायान) signifiant « grand véhicule ». Le bouddhisme mahāyāna apparaît vers le début de l’ère chrétienne dans l'Empire kouchan et dans le nord de l’Inde, d’où il se répand rapidement au Tarim et en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Extrême-Orient. Le Zen est une école dérivée du mahāyāna.
Bouddhisme et yoga
    Dans sa période d'ascèse, le Bouddha rencontra plusieurs yogis et pendant six ans il s'imprégna de la philosophie yoguique dont il rejeta les pratiques extrêmes. Il existe d'incontestables parallèles entre yoga et Bouddhisme, malgré les vestiges d'animosités fratricides issues de l'implantation de l'Hindouisme au détriment du Bouddhisme en Inde.
    Voici un exemple de similitude : 
धर्म dharma  mot sanskrit qui signifie loi, condition, ordre naturel, devoir, vertu, droiture, mérite. Le dharma est la morale traditionnelle de l'Inde, mais aussi le mérite acquis par un acte conforme à la parole révélée śruti. Dans le Bouddhisme, il signifie la Loi, un des trois Trésors triratna.
   Voici un exemple de différence : 
निर्वाण nirvāṇa mot sanskrit qui signifie extinction, disparition, repos, dissolution, anéantissement . Il vient de निर्वा nirvā composé de : cesser [nis]+[vā] de souffler, s'éteindre, être éteint, être calmé, être réconforté. Il s'agit de la cessation du mouvement de la pensée cittavritti. C'est donc une étape et non la finalité que le yoga nomme délivrance kaivalya. Dans le Bouddhisme, il signifie état de libération définitive ; émancipation finale; béatitude, félicité suprême || pali nibbāna.

    Yogi ou Bouddhiste, les deux observent particulièrement le principe de non-violence ahimsa. Il importe de respecter les particularités techniques de chacune des voies en sachant accueillir leur différence comme des richesses potentielles et non des oppositions.

Buddha, époque gupta, 
 Uttar Pradesh, Inde du nord.
Auteur : Per Honor et Gloria,  
CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://en.wikipedia.org/wiki/User:Per_Honor_et_Gloriahttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:MathuraBuddhaHead.JPGshapeimage_31_link_0
Sanga : communauté des adeptes
Le Saṅga est la communauté de ceux qui suivent l'enseignement du Bouddha. 

Le Dalai Lama
Tenzin Gyatso  né Lhamo Dhondup le 6 juillet 1935 à Taktser, dans la province du Qinghai (l'Amdo) Tibet, est le 14e dalaï-lama.

Moine bouddhiste de l'école gelugpa, il est intronisé chef temporel et spirituel des Tibétains le 17 novembre 1950, un mois après le début de l'intervention de l'armée chinoise au Tibet. En 1959, il s'exile en Inde où il crée le gouvernement tibétain en exil qu'il dirige jusqu'en mars 2011, date de sa retraite politique à la faveur d'une démocratie tibétaine. Vivant actuellement à Dharamsala, il est considéré comme le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain, et par la plupart des Tibétains comme une émanation de Tchènrézi, le bodhisattva de la compassion.

S'efforcer de ne pas user de paroles fausses...
Par Luca Galuzzi, 
 CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lucaghttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:IMG_1143_Lhasa_Sera.jpgshapeimage_33_link_0
Quatre incommensurables
Il s'agit d'émotions positives qui pourraient être développées par des pratiques appropriées :
La bienveillance universelle qui est développée par la pratique de méditation  ;
La compassion karuna, née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui ;
La joie sympathique mudita, qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui ;
L'équanimité upeksa ou tranquillité est un état de paix face à toute circonstance heureuse, triste ou indifférente.
Vacuité
    Dans le Theravada, la vacuité sunyata signifie qu'aucune chose n'a d'existence propre (elles ne semblent exister que par interdépendance). Il existe une méditation vipassanā qui est la contemplation de cette vacuité. La vacuité, enseigne que toutes les sensations, perceptions, la conscience sont dépourvues d'une personnalité anatman et dépourvues de permanence anitya. 
    De même, dans le commentaire de la «La voie de la pureté», la vacuité correspond à l'absence de moi, ou anatta. La vacuité, dans le Theravāda, renvoie donc aux trois caractéristiques de l'existence : “impermanent” anicca, insatisfaisant dukkha et sans ego anatta ».
Dans le bouddhisme mahayana, la vacuité est notamment étudiée par Nagarjuna : 
«Tout est vide, depuis le moindre grain de poussière jusqu'à tout l'univers et ce qui le caractérise. Mais vide de quoi ?». 
Vide d'une existence intrinsèque, inhérente ou indépendante; vide d'une nature propre, résistant à l'analyse; vide de toute essence objective.
Éthique bouddhiste et préceptes
    Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions :
les actions saines, habile, favorables, positives,
les actions malsaines, malhabiles, défavorables, négatives.
 
   L’éthique bouddhiste propose donc à l'être humain de prendre conscience des états d’esprit dans lesquels il se trouve et à partir desquels il agit, parle, pense et à devenir ainsi responsable tant de ses états d’esprit que des conséquences de ses actions. La pratique de l'éthique est donc une purification du corps, de la parole et de l'esprit.
    Elle se décline sous forme de préceptes, ces préceptes sont le plus souvent présentés sous une forme négative en tant qu'entraînement à ne pas faire quelque chose, mais les textes canoniques font aussi référence à leur formulation positive en tant qu'entraînement à faire le contraire.

Tenzin Gyatso, le quatorzième Dalai Lama,
Par Luca Galuzzi, 
 CC-BY,  Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lucaghttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dalai_Lama_1471_Luca_Galuzzi_2007.jpgshapeimage_37_link_0

quatre visages du Bayon, Angkhor, Cambodge.

Par Phillip Maiwald -Nikopol

CC-BY-SA, via Wikimedia Commons

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