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Une philosophie du Bien-être

 
 
 

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BHAKTI YOGA
Le Bhakti-Yoga est un terme sanskrit
masculin qui signifie : le yoga de la dévotion et qui désigne l'ensemble des pratiques spirituelles tournées vers la dévotion à la divinité.  C'est l'une des trois voies de la réalisation spirituelle ou de libération Trimārga. Les deux autres voies sont : le Jñāna Yoga et le Karma Yoga.


Les pratiquants du Bhakti-Yoga cherchent à entrer en contact avec l'être suprême ou une divinité, au travers de prières ou d'un mode de vie particulier.

Selon David Frawley, "Il existe de nombreuses pratiques de dévotion: la célébration de rituels pûjâ, les chants de dévotion kîrtana, réciter les noms de Dieu japa, méditer sur la forme du Divin upâsanâ." 1

Les textes de base sont les Bhakti-Sûtra, ainsi que la Bhagavad Gita."



  1. Au centre de l'Inde



L'adoration et le culte dévotionnel affectueux d'un dieu personnel - la bhakti - fait partie de la plupart des traditions religieuses. En Inde méridionale, Vers -300, il existait deux mouvements dévotionnels parallèles, le premier centré sur Vishnou et le second sur Shiva.





    Les dévots de Krishna l'adorent soit comme un parent, un fils, un enfant, un ami. Sa première épouse et reine Rukminî à ses côtés ou comme l'adolescent accompagné de son amour d'enfance et éternelle compagne Râdhâ, considérées toutes deux comme des incarnations partielles de Lakshmi modèle de dévotion.

    Ces deux principaux systèmes de culte de Krishna se sont développés, chacun avec son propre système philosophique inspiré de Chantayan.







  1. Au Nord de l'Inde


   Le mouvement Vishnouïte s'est répandu au nord de la péninsule, où il se divise lui-même en deux camps, l'un adorant Vishnou sous la forme de son avatar Ramâ, l'autre sous la forme de Krishna.

    Dans la période entre 1400 et 1650, un grand mouvement pour la bhakti s'étend dans l'Inde du Nord. Les enseignements de ce mouvement proposent de se débarrasser des fardeaux du rituel et de la caste et des complexités subtiles de la philosophie pour simplement exprimer leur immense amour pour Dieu. Cette période est également caractérisée par une profusion de littérature dévotionnelle.

    Durant la première moitié du xve siècle, Ramânânda enseigne que Ramâ est le seigneur suprême, et que le salut peut être atteint par amour et dévotion pour lui, et par la répétition de son nom.

  L'ashram Ramânânda à Vârânasî devient alors un centre religieux influent, à partir duquel ses idées vont pénétrer toutes les classes de la société indienne.



    Parmi les premières écoles, on trouve celle de Vira-Shaiva, au XIIIe siècle. Son fondateur, Basava (1125-1167), rejette le système des castes, nie la suprématie des brahmanes, condamne les sacrifices rituels, accepte les femmes dans son école et insiste sur la bhakti et le culte d'un seul dieu, Shiva. Ses élèves s'appellent des vira-shaivas, ce qui veut dire « les dévots de Shiva ».



  1. Au Sud de l'Inde


L'école Shaiva Siddhanta est une forme de Shivaïsme - ou culte de Shiva - que l'on trouve dans l'Inde du Sud et qui a été fondée autour de 1300. Selon cette école, Shiva est Dieu, et son amour infini est révélé dans les actes divins de la création, de la conservation et de la destruction de l'univers, et dans la libération de l'âme.


Selon Eric Baret : "Le teyyam, art rituel propre au Kerala, cache sous son aspect dramatique une majestueuse actualisation de la démarche tantrique.

    Pendant la saison sèche, loin des flots touristiques, les districts de Kasaragod et de Kannur, au Nord du Malabar, deviennent le territoire de la grande Déesse Kâlî. Choisis dans les plus basses castes, héritiers d’un savoir ancestral transmis de père en fils avec la plus grande dévotion, des hommes incarnent, à la demande d’un temple, d’un particulier ou à des dates cycliques, diverses formes de Kâlî et autres divinités ou héros du passé. Après des heures de préparation, les gigantesques costumes et les maquillages magiques achevés, ces hommes transformés par la transe danseront pendant des heures, d’un rythme propre à chacune des déités qu’ils incarneront.

    L’extraordinaire apparence d’un teyyam nous plonge dans un monde d’une extrême subtilité, depuis les maquillages rappelant souvent ceux du Pacifique Sud, aux coiffes dépassant parfois dix mètres de haut, jusqu’au maniement des armes traditionnelles de Kâlî. Cet archétype charnel de la dualité apparente de l’homme et de sa résolution est pure vision, darshan. L’étonnement et l’admiration présentent alors la forme extrême de la non-pensée."  2

 

Flambeaux de ghee 
ghats de Varanasi (Bénarès).
Par jmhullot   CC-BY-2.0, Wikimedia Commonshttp://commons.wikimedia.org/wiki/File:(A)_puja_on_the_banks_of_Ganges,_Varanasi_India_2013.jpg

Rama et Hanuman.
Scène du Ramlila (exploits de Rama). 
Par Malay Desai, 
  CC-BY-2.0, Wikimedia Commonshttp://www.flickr.com/people/10817815@N00https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ramlila_artists.jpgshapeimage_6_link_0

Vishnou, temple de Badami Inde
Par Jean-Pierre Dalbéra, 
  CC-BY-2.0, Wikimedia Commonshttps://www.flickr.com/people/72746018@N00https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flickr_-_don_macauley_-_Buddha_statue_2.jpg?uselang=frshapeimage_7_link_0

Theyyam à Malabar. District de Kannur au Kerala.
Par Malay Desai, 
  CC-BY-2.0, Wikimedia Commonshttp://www.flickr.com/people/10817815@N00https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ramlila_artists.jpgshapeimage_8_link_0

Statue de Krishna. 
Par T.sujatha, 
  CC-BY-3.0, Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/User:T.sujathahttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:Govindudu_at_puttaparti.jpgshapeimage_9_link_0

    "Comme le reflet tire sa vie du miroir, l’irréel réel, base du tantrisme, se trouve exprimé dans le teyyam du Kerala. Indemne de l'influence moderne, ce rituel pré-aryen, qui intègre de nombreuses déités hindoues, recèle encore une expression pénétrée de sens métaphysique : l’insignifiance de la personne et la toute-puissance de la Déesse.


    Bhadrakâlî amène la prospérité à ses adorateurs. Elle est représentée au Kerala dans son expression dramatique, une main brandissant le bouclier shetakam, parfois couplé avec le trident, l’autre, l’épée pallival ou le gourdin de Kâlî, à la fois protection contre et destruction de la pensée dualisante. L’épée représente la vision interne libre du monde objectif, comme les cendres de l’ascète bhasma symbolisent l’intuition qui ôte tout voile. Le croissant de lune Chandrakâla, qui orne nombre de ses coiffes, manifeste la source du nectar divin amrita.


    Le représentant de la Déesse incarne le sacrifice de soi âtmavalî l’offrande à la divinité de sa faculté de penser, de sentir, d’agir. Le teyyam est la réalisation de l’évidence de la non-séparation advaita brahma sâdhanâ, qui, si elle s’exprime au début de la démarche comme un mouvement dualiste, se révèle, dans la clarté, en identité non personnelle avec la vie." 2


Theyyam à Malabar. District de Kannur au Kerala.
Par Jitzclickz
CC-BY-4.0, via Wikimedia Commonshttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:Theyyam_(Muchilot_Bhagavathi).jpg?uselang=fr
 
 

Bibliographie :


  1. (fr) David Frawley, Yoga et Ayurveda, Ed. Turiya, 2004, 400 p. ISBN 2951801904.

  2. (fr) Eric Baret, Corps de vibration6 novembre 2015 Editeur : Almora

  3. (fr) Eric Baret, Le seul désir : Dans la nudité des tantra13 mars 2006 Editeur : Almora

  4. (fr) Eric Baret, Le yoga tantrique du cachemire – 19 août 2014 Editeur : Les Editions du Relié

 
Cérémonie puja 
sur les ghats de Varanasi Bénarès.
Par : Seba Della y Sole Bossio,
 CC-BY-2.0, Wikimedia Commonshttps://www.flickr.com/people/10067086@N00http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Puja,_the_Hindu_prayer_ceremony_India.jpgshapeimage_11_link_0

District de Kannur, Malabar, Inde.


puja Individuelle


puja au soleil levant






Prayers to Sri Malai Perumal in Tamil Nadu

Puja, or prayers, in different forms.


 
La puja dans la tradition hindoue
Le déroulement du rituel
La puja est un rituel censé provoquer la descente archāvatara d'une divinité à l'intérieur d'une image la représentant, d'une statue ou d'un symbole comme le lingam.
    L'invocation réalisée par l'officiant pujari débute par le tintement d'une clochette, qui appelle la divinité. Elle se poursuit par l'offrande de fleurs fraîches, de denrées, d'encens, accompagnée de musique et de la récitation de mantras. S'il s'agit d'une statue ou d'un lingam, l'officiant pujari l'oint d'huile, de camphre et de pâte de santal et la recouvre de guirlandes.
    Le lingam est lavé de lait et d'eau sacrée comme celle en provenance du Gange. Le liquide ainsi versé se répand dans la yoni. Puis, il est oint de ghi, de pâte de santal et orné de fleurs. Le darshan marque le point culminant du rite, lorsque la divinité se révèle à tous.
La pûjâ est célébrée dans les temples par les brahmanes. Dans le foyer, le chef de famille assure la pûjâ.
    Dans la société hindoue, la puja tient un rôle essentiel. C’est un acte central et quotidien de l'hindouisme.


Le lingam
« Linga » signifie « signe » en sanskrit. Le linga en lui-même n'est pas vénéré. Il est adoré en tant que représentation, en tant que « signe » de Shiva. On distingue les linga fabriqués par la main de l'homme et ceux nés d'eux-mêmes, trouvés dans la nature, les svayambhu-linga. Il existe de très nombreuses représentations du linga à travers toute l'Inde. Parmi elles, il existe 12 lingas sacrés dits « de lumière » (jyotirlingam)
    Un linga se divise en trois parties. La première, cachée dans le piédestal, carrée, incarne Brahma. La seconde est octogonale et enserrée par la yoni, elle représente Vishnou. La dernière se dresse au-dessus de la yoni, symbolisant Shiva.
    Le linga est vénéré au cours des puja, il est oint de ghi et reçoit des offrandes.


Le rituel dans la vie de l'hindou
Dans la tradition hindoue, temples et maisons ont tous leurs autels devant lesquels le prêtre, la famille, les amis de la famille viennent faire leur puja en l’honneur des dieux et des divinités. La puja occupe une place importante parmi les rituels quotidiens des hindous.


    L’autel devant lequel se déroule la cérémonie comporte une ou plusieurs statues, une ou plusieurs images qui représentent le dieu ou la déesse du lieu. Cette divinité peut être Krishna, Lakshmi, la déesse de la beauté et de l’intelligence, Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, qui porte chance et éloigne les obstacles, ou encore tout autre divinité hindoue.
    Si, le plus souvent, les cérémonies sont accomplies dans la maison familiale ou dans le temple, elles peuvent aussi être réalisées dans la rue, à une croisée de routes, aux pieds d’un sage, appelé en Inde guru, lequel peut représenter une divinité vivante. Dans des occasions très solennelles, la cérémonie comporte musique, danse et procession dans les rues de la ville. Une telle procession peut prendre la forme d’une circumambulation de type solaire. Elle est alors effectuée par un prêtre attaché au lieu saint et ce sont les fidèles de ce lieu qui déposent les offrandes, murmurent les mantras et font les invocations aux dieux. En réalité, la puja est le plus souvent faite par un prêtre brahmane. La complexité de la science rituelle pousse les familles, les temples à s’attacher un spécialiste des pujas qui a étudié les textes religieux écrits en langue sanscrite et qui sait réciter les formules. Le prêtre est payé pour le service rendu, les honoraires faisant partie intégrante des rites de puja. Ils pèsent eux-mêmes dans le poids des mérites ou démérites de celui qui offre la puja.http://commons.wikimedia.org/wiki/File:HinduDevoteeNepal.jpg
Visage d'un danseur de Teyyam.
Par Jitzclickz
CC-BY-4.0, via Wikimedia Commons

Philosophie indienne (classique ou traditionnelle)   

Bhakti yoga Jñāna YogaKarma yogaRāja Yoga

école du Yoga

Articles recommandes

Notes : 1


  1. 1.Pages 81,  David Frawley, Yoga et Ayurveda, Ed. Turiya, 2004, 400 p. ISBN 2951801904.

  2. 2.Extraits du site d'Eric Baret : http://www.bhairava.ws/Teyyam/index.html

 

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